Conversations

Conversation avec… Francesca

Début de printemps. Le soleil se décide enfin à sortir le bout de son nez. Un contexte idéal pour aller à la rencontre de Francesca, jeune italienne assistante de langue, installée depuis quelques mois dans le quartier des Arènes, à Toulouse.

Qui est Francesca ? Elle vient de Venise, comme elle le dit à tout le monde. Plus précisément de Marghera, petite ville proche de la cité touristique. Elle y vit ses 23 premières années, dans un cadre familial très présent. Elle part ensuite de plus en plus loin. L’université de Venise, puis de Trieste (toujours dans le nord de l’Italie), pour y étudier les lettres modernes, et les langues étrangères. Apprendre l’anglais et le français, c’est pour elle « la possibilité de pouvoir bouger », de voyager.

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Elle postule pour une « grosse boîte » à Annecy, en France, pour y travailler en tant que traductrice. Sa première expérience professionnelle. Bien qu’elle considère cette année comme une bonne expérience, elle n’apprécie que moyennement les journées de 8 h. Par la suite, après l’envoi d’une candidature afin d’être assistante de langue, elle atterrit à Toulouse pour se rapprocher de l’Espagne, où vit son compagnon Jordi. Son contrat de 7 mois à temps partiel lui permet de profiter de la ville et de découvrir la région.

Aujourd’hui, à Toulouse, c’est dans le quartier des Arènes qu’elle habite. Loin des clichés habituels, ce quartier là n’est pas vraiment rose. Pas du tout même. Ce sont les premiers grands ensembles depuis le centre ville. Ce qui la choque en venant visiter pour la première fois l’appartement en collocation dans lequel elle vit maintenant, c’est « L’étage (au 13ème), la taille du bâtiment, qui n’a pas l’air du tout humain dehors, un énorme bloc de béton sans aucune personnalité ». Elle nous dit que rapidement, elle voit que ses habitants ne le sont pas, sans personnalité, « mais en fait du moment où tu rentres, déjà dans l’ascenseur, les contacts humains sont immédiats » et que tout le monde se connaît, ce qu’elle trouve agréable. Une fois à l’intérieur, les appartements sont biens, contrairement à l’apparence extérieure.

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Ça lui change beaucoup de l’environnement dans lequel elle a grandi. Un décor moins bétonné : maison individuelle avec jardin, avec la famille et les amis qui habitent à un jet de pierre. Ce qui lui manque aux Arènes, en plus de la famille, c’est le vert. Il est vrai que le petit rectangle d’herbe situé au pied de la tour est un peu ridicule. De plus, elle a l’habitude de vivre en « extérieur, dans un endroit où elle connaît tout le monde ». Dans le quartier des Arènes, elle a parfois un sentiment d’insécurité, mais ça reste juste du ressenti, elle n’a jamais été confronté à des difficultés particulières.

Aujourd’hui, sans avoir pour autant fait du quartier des Arènes un nouveau chez soi, elle se rend compte qu’elle est aussi devenue une  « étrangère » dans son quartier d’origine, en Italie. Ça lui fait un peu mal, mais elle l’accepte, « c’est comme ça ».

Propos recueillis par Cyrille

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